Articles

Manifeste pour une citoyenneté de la diversité

La Belgique, comme bon nombre de pays européens, souffre d’un mal profond, le communautarisme. Qu’il soit ethnique ou religieux, ses répercussions sont largement connues et documentées. Terreau fertile du délitement du lien social, force est de constater que le « réflexe » du repli identitaire gagne, de plus en plus de terrain, sans que des solutions viables ne soient envisagées. C’est comme si nous n’avions pas encore pris collectivement la mesure de cet enjeu de société. Pourtant l’ensemble du corps social est éprouvé par les dérives communautaristes et le clientélisme de certains partis politiques. Surtout ces dernières années, avec la montée du fondamentalisme musulman, du racisme, de la xénophobie et de l’antisémitisme avec une percée des partis d’extrême droite et une interférence, néfaste et sans cesse grandissante, des États étrangers.

Lorsque la communauté nationale n’est vue qu’à travers une juxtaposition de communautés ethniques et religieuses, le citoyen devient l’otage de sa supposée communauté d’appartenance. Comment exercer son libre arbitre ? Que reste-t-il, alors, de la citoyenneté, seul moteur d’un vivre ensemble harmonieux ?

Comment ne pas être sensible à la solitude et à l’isolement de celles et ceux qui choisissent d’exercer leur libre arbitre, de rompre avec la norme imposée par l’assignation identitaire ?

Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, partageons, dans ce Manifeste, notre vision de la situation et proposons des mesures pour s’ouvrir à la diversité, promouvoir la citoyenneté et combattre le communautarisme ethnique et religieux. Nous sommes engagés depuis de nombreuses années dans la société civile et participons, activement, à l’amélioration de nos milieux de vie. Nous voulons en faire davantage. C’est pourquoi nous avons entrepris de mettre sur pied le Collectif Laïcité Yallah, le 12 novembre 2019. Ce dernier a été créé à l’initiative du Centre d’action laïque (CAL).

Notre collectif est non partisan. Nous envisageons notre action d’une façon indépendante des partis

politiques et des groupes de pression quels qu’ils soient. Nous sommes engagés à travailler avec d’autres associations et personnes qui poursuivent les mêmes objectifs. Nous lançons, donc, un large appel à la mobilisation à l’échelle européenne et invitons nos concitoyennes et concitoyens à faire entendre leurs voix.

LAÏCITÉ ET ÉDUCATION

  1. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, qui jouissons d’une pleine autonomie de pensée si chère à l’exercice de la citoyenneté, réaffirmons avec force notre attachement à la laïcité, aux droits des femmes, à la protection des enfants et au respect de la diversité sexuelle. Il convient de préciser que la laïcité n’est pas une guerre contre les religions mais un principe humaniste de séparation des sphères politique et Principe qu’il s’agit d’introduire dans notre Constitution, de réhabiliter et reconsidérer avec la même exigence pour l’ensemble des citoyennes et des citoyens.
  1. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, sommes attachés à la raison, à la pensée critique, à la science et aux connaissances. Nous valorisons l’éducation et la culture. C’est pourquoi nous proposons que le cours de Philosophie et de citoyenneté devienne un cours obligatoire et ce pour une durée de deux heures par semaine dans l’enseignement obligatoire. L’école doit préparer les élèves à distinguer entre ce qui relève de la croyance et ce qui est de l’ordre de la connaissance. Ce qui peut avoir valeur d’universel et ce qui peut être lié à la particularité d’un individu.
  2. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, considérons que le recrutement ainsi que la formation des imams et des enseignants de religion musulmane doivent répondre à des exigences de respect des droits humains. Toutes références aux versets coraniques appelant à la violence, à la mise à mort des homosexuels, des apostats et des juifs doivent être abandonnées dans le cadre d’un enseignement ou d’un prêche, si tel n’est pas déjà le cas. D’ailleurs, nous suggérons l’élaboration d’une Charte qui établit, clairement, la responsabilité de l’enseignant et de l’imam à ne pas exposer leurs publics à une quelconque littérature haineuse ou violente fut-elle religieuse. Cette Charte peut également comprendre un volet consacré à la propagande haineuse qui circule en toute impunité dans les librairies ”religieuses” ainsi que dans les

SORTIR DE L’ASSIGNATION IDENTITAIRE

  1. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, mettons en avant notre citoyenneté, refusons d’être réduits à une simple composante de notre identité complexe et rejetons avec force l’assignation identitaire dans laquelle nous enferment les tenants de l’islam politique, les faiseurs d’opinion et les décideurs, par paresse, ignorance, simple conformisme ou calculs.
  2. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, constatons avec regret que nos voix sont inaudibles dans le débat public. Car, trop souvent, les citoyens de tradition musulmane sont définis exclusivement par leur religion, réelle ou supposée. Plutôt, une interprétation rigoriste de cette dernière. Or, il y a autant de façons de vivre l’islam qu’il y a de musulmans.
  3. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, déplorons la « chasse aux voix » de certains partis politiques et dénonçons cette tentative d’enfermer la diversité des communautés musulmanes plurielles et hétérogènes, traversées par différents courants de pensée, dans un seul et unique référent d’ordre religieux qui constitue une grave atteinte à notre liberté de conscience et d’expression.

LIBERTÉ D’EXPRESSION, UNIVERSALITÉ DES DROITS HUMAINS

  1. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, sommes convaincus que la libre expression des idées est nécessaire. Il faut, cependant, distinguer deux choses : d’un côté, la critique des religions protégée par la loi (y compris acerbe et virulente) et, de l’autre, l’incitation à la haine et à la discrimination à l’endroit des personnes sur une base religieuse, sanctionnée par la loi. Par conséquent, critiquer des dogmes ou des pratiques religieuses réelles ou supposées ne devrait pas conduire à l’insécurité ou l’intimidation.
  1. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, sommes inquiets face au voilement des enfants devenu une réalité dans plusieurs villes. Des fillettes de plus en plus jeunes sont prisonnières de cet De sérieuses mesures doivent être prises, à l’échelle européenne, pour protéger les enfants de tout endoctrinement religieux. Mais ce n’est pas tout.
  2. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, observons une grave dérive. Ces dernières années, « la femme voilée » s’est substituée à « la femme musulmane », légitimant ainsi une interprétation rigoriste et politisée du Coran telle que défendue par les fondamentalistes. Si bien que le simple fait de contester le port du voile islamique dans l’enseignement, le milieu de travail ou aux parlements, est désormais associé à un acte raciste. Nous considérons ce glissement comme une tentative de museler le débat démocratique. Qu’en est-il des femmes non voilées ? Que dire de la pression sociale exercée sur elles ?

LIBERTÉ D’EXPRESSION, UNIVERSALITÉ DES DROITS HUMAINS

  1. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, rappelons de simples évidences : l’islam n’est pas une « race » mais une religion pratiquée par des millions de personnes. Il y a des musulmans arabes, berbères, iraniens, chinois, russes, européens, ouzbeks, maliens, soudanais, indonésiens etc., et chacun pratique un islam en fonction de sa compréhension, de ses traditions, de sa culture et de son environnement institutionnel ; toutes les musulmanes ne portent pas le voile ; tous les musulmans ne sont pas favorables au Nous connaissons le phénomène du voilement de « l’intérieur » et plusieurs parmi nous ont été témoin dans leurs pays d’origine de sa fulgurante ascension depuis l’avènement de la République islamique iraniennes en 1979 et l’exportation du wahhabisme.
  2. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, combattons les courants de pensée qui enferment les musulmans dans un statut de victime, réhabilitent les « races » – alors qu’il n’existe, à nos yeux, qu’une seule race : la race humaine–, dénigrent l’universalisme des Lumières et s’attardent sur nos différences faisant fi de ce que nous avons en commun : notre humanité.
  3. Nous, citoyens laïques, croyants et non croyants, riches de notre héritage musulman, exprimons notre entière solidarité à l’ensemble des personnes qui se battent courageusement dans le monde contre les mouvements et les régimes autoritaires ou absolutistes faisant de l’islam une religion d’État. Et nous appelons les États européens et leurs sociétés civiles à manifester une plus grande considération vis-à- vis de leur engagement et les soutenir dans leurs

MEMBRES FONDATEURS DU COLLECTIF ET SIGNATAIRES DU MANIFESTE

Malika Akhdim, militante féministe et laïque ; Radouane El Baroudi, cameraman ; Djemila Benhabib, politologue et écrivaine ; Hamid Benichou, militant associatif ; Soade Cherifi, enseignante et coach ; Yeter Celili, militante féministe et laïque ; Bahareh Dibadj, psychologue ; Hassan Jarfi, président de la fondation Ihsane Jarfi ; Fadila Maaroufi, anthropologue et éducatrice de rue ; Kaoukab Omani, éducatrice ; Abdel Serghini, réviseur d’entreprises ; Jamila Si M’hammed, psychiatre ; Sam Touzani, artiste-citoyen.

 

Pour un humanisme universel

Rencontre avec Jean-Michel Quillardet, fondateur de l’Observatoire International de la Laïcité Contre les Dérives Communautaires,  ancien membre de la Commission Nationale (française) Consultative des Droits de l’Homme, initiateur de la rédaction de la Charte de la Laïcité dans l’École de la République Française, auteur de Pour un humanisme universel.

« Aujourd’hui, je pense qu’il y a une universalité d’un corpus de valeurs qui nous viennent des Lumières et avec lesquelles l’homme ne peut ni négocier ni transiger. La liberté de conscience, les droits de l’homme, le droit à la dignité pour tous, la liberté d’expression, la liberté de manifestation, la démocratie peuvent être partagés par toutes les cultures du monde. »

Ainsi s’exprime Jean-Michel Quillardet dans son nouvel essai Pour un humanisme universel paru chez Dervy, auteur, avocat, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, rencontré à la librairie bruxelloise Abao : « Il y a lieu d’expliquer ce qu’est une vision humaniste universelle, parce qu’elle contient des valeurs pouvant être acceptées par tous. Cela participe à un combat mené contre le populisme. Il y a des rappels à faire face à l’obscurantisme, à l’intégrisme, à l’antimaçonnisme… », précisa-t-il.

À la question de savoir si l’humanisme est une croyance au même titre que la religion, Jean-Michel Quillardet répond : « C’est à la fois une croyance et une réalité, il faut essayer que l’Amour règne dans la Société. En effet, compte tenu de la renaissance du communautarisme, de ne pas s’ouvrir aux autres, il faut enseigner la laïcité. C’est un principe trop peu connu. Être laïque n’est pas être contre une religion, mais c’est la séparation de l’Église et de l’État[1], l’application du multiculturalisme, car aucune identité n’est supérieure à une autre. Il faut expliquer, dès l’école primaire, ce qu’est la Charte de la Laïcité, dont je suis à l’origine, et ne pas omettre que la démarche humaniste est un combat à mener au quotidien sur soi-même. »

En sept chapitres bien rythmés et illustrés de nombreux exemples, l’auteur aborde la nécessité de s’engager : « Il existe un esprit, une conscience, qui donne à l’homme une responsabilité particulière et qui l’oblige, pour reprendre le beau mot de Montaigne ‘‘à porter l’humaine condition’’, se remettre en question et choisir soi-même plus de force, plus de sagesse, plus de beauté. »

Des militants de l’humanisme

Comment définir l’humanisme ? Comment l’appliquer ? Jean-Michel Quillardet expose son point de vue : « L’humanisme, c’est préserver en l’homme son immense et incomparable dignité. C’est découvrir la nature profonde de l’être humain. L’énergie spirituelle qui fonde la nature humaine, est la raison elle-même. Le mouvement des Lumières est un idéal universel qui permet encore au XXIe siècle de donner un sens et un guide à l’humanité. Les Lumières constituent la révolution de l’esprit dont nous avons plus que besoin. Les Lumières, c’est la libre pensée, le libre examen, le refus de tout dogmatisme, elles constituent le projet humaniste avec lequel il ne peut être transigé. L’homme est au cœur de nos interrogations à partir du moment où nous nous considérons comme des militants de l’humanisme. C’est dans le sens de l’affirmation de la liberté et dans le combat contre tout déterminisme, qu’il soit considéré comme naturel ou comme culturel, que nous devons pousser nos efforts. »

Laïcité républicaine, Devoir de Mémoire et Justice humaine

« La laïcité est un progressisme » Jean-Michel Quillardet.

Trois concepts (Laïcité républicaine, Devoir de Mémoire et Justice humaine) bouclent cet essai qui devrait interpeller tout un chacun, mais plus particulièrement tous ceux qui, comme aux Amis de la Morale Laïque, à la rédaction de son magazine ML, défendent, plus que jamais, la laïcité : La laïcité, explique Jean-Michel Quillardet, c’est la liberté de penser, la liberté d’opinion, la liberté de croyance, la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté de conscience : « Les Églises et les religions sont ainsi restituées dans la sphère uniquement privée, dans laquelle le domaine public n’a pas à intervenir de quelque façon que ce soit, sauf pour faire respecter les grandes lois républicaines et en particulier la liberté de conscience. »

 

Hélas, ce principe n’est pas d’application dans tous les pays. Ainsi, les présidents des USA prêtent toujours serment sur l’une ou l’autre bible et, en Belgique, l’Église est omniprésente dans maints rouages de la Nation, dans l’enseignement et le financement des cultes, par exemple.

L’auteur insiste : « La laïcité républicaine, c’est dire toujours que nous sommes, avant d’être juifs, musulmans, catholiques, protestants, athées, agnostiques, francs-maçons, etc., d’abord et avant tout des citoyens », il clame encore que « le totalitarisme de la foi viole constamment la liberté de penser et la liberté de choisir ses propres certitudes ou interrogations. »

Cependant, pour Jean-Michel Quillardet, la laïcité ne peut pas se résumer qu’à la séparation de l’État et des Églises, « c’est aussi une vision d’une société égalitaire qui considère l’individu d’abord comme un citoyen en fonction de son humanité et non de son appartenance à tel ou tel groupe culturel ou ethnique. »

Encore plus concrètement, il déclare que « tant que la population, pauvre, précarisée, non instruite et non éduquée existera, la laïcité, idée émancipatrice pour l’être humain, ne pourra guère triompher. »

Au sujet de la nécessité du Droit de Mémoire, l’auteur rappelle, à juste titre, que « la bête immonde, ce monstre froid, qui comme dans la nouvelle de Kafka se couche, se déploie et se déploie encore et prend une telle place qu’elle étouffe et très vite étrangle, cette bête immonde est toujours prête à renaître »

Pourtant, la civilisation ne signifie-t-elle pas le respect de l’individu, la liberté et la tolérance ?

La Shoah, l’Arménie, les Khmers rouges, Staline, Mao, Franco, Pinochet, le Rwanda, le Darfour et tant d’autres exemples, cela exista quoi que disent les révisionnistes. Et, comme l’Histoire a tendance à repasser les plats, même les plus nauséabonds, la nécessité de se souvenir que, je cite encore, « les bourreaux trouvent toujours une bonne raison de bâillonner, d’emprisonner, de tuer », cette nécessité vitale doit donc être constante.

Pour Jean-Michel Quillardet, avocat de profession, rappelons-le, « seul un État de droit, avec des règles, des lois et des cours de justice, permettra à l’homme de maîtriser ses passions, de canaliser ses tentations et d’organiser le vivre ensemble malgré nos contradictions. »

Et puisqu’on évoque la Justice, il insiste également sur le concept de « Justice humaine », c’est-à-dire que « nous savons bien que le miroir nous renvoie l’image de notre pire ennemi : nous-même ! »

Sans le moindre détour il expose que « l’homme a une terrible responsabilité à l’égard de l’humain et qu’il doit toujours, pour être un homme, éradiquer l’inhumain dans l’humain. Seules les règles de droit, d’un droit démocratiquement élaboré, d’un droit humaniste, peuvent éviter les transgressions. Le Justice doit rendre sa dignité d’homme à la victime, lui rendre son humanité, pour le présent et l’avenir, exprimer de manière rationnelle, implacable, irréfutable, le jugement de l’humanité, chaque homme étant porteur de la condition humaine. »

Il ne s’agit pas d’un discours, un de plus, qu’émet Jean-Michel Quillardet puisqu’il fut cheville ouvrière de la Charte de la Laïcité à l’École affichée et, en principe commentée, dans tous les établissements scolaires de l’Enseignement public en France.

Elle s’articule sur trois grands principes : prévenir, répondre et soutenir. Il y est question de neutralité de l’État, de la liberté de croire ou de ne pas croire, de s’exprimer librement dans le respect de l’autre, du vivre ensemble, de l’accès à une culture commune et partagée, du rejet de toutes formes de violence, du devoir de stricte neutralité des personnels…

Et si d’autres pays, dont la Belgique, prenaient exemple sur cette Charte plutôt que tergiverser depuis des décennies en cette matière ?

Une matière devenue particulièrement urgente à traiter, compte tenu des bouleversements sociétaux auxquels nous assistons.

 

Rationalisme et Lumières

De Jean-Michel Quillardet dans Pour un humanisme universel :

  • « L’utilisation du rationalisme n’est pas exclusive d’une démarche intuitive ou poétique.»
  • « La démarche rationnelle est également poésie, intuition, imagination, parce qu’elle tente de briser les convenances, les apparences, ou des signes, et ouvre les portes de la complexité de l’être humain.»
  • « La philosophie des Lumières a libéré l’Homme de ses chaînes ; les Lumières, c’est la constitution, pour chaque homme[2], d’une pensée libre, préoccupée du réel sans messianisme religieux ou politique.»
  • « Les Lumières, ce sont des textes juridiques et philosophiques, actes fondateurs générés par l’Homme lui-même, contractualisé par et pour l’humanité.»
  • « La lumière, c’est la lumière naturelle à l’intérieur de l’homme qui s’oppose à la lumière surnaturelle.»
  • « La lumière naturelle n’est pas l’inclination qui nous porte à croire, elle nous fait connaître.»

Pierre Guelff
Auteur, chroniqueur presse écrite et radio

[1] Ce qui est loin d’être le cas en Belgique, par exemple.

[2] N.D.L.R. : être humain.

La Laïcité en mouvement

Pour notre 200ème numéro ML, il ne s’agit pas de faire un état des lieux.

Non.

Alors osons réaffirmer que la Laïcité est une culture d’engagements au cœur desquels sont déclinées toutes les valeurs inspirées de Tous nos Droits humains.

La Déclaration Universelle des Droits De l’Homme a 70 ans, la plus belle Déclaration d’amour de l’Humanité dont nous partageons toutes ses valeurs universelles.

Mettre la dignité humaine, les libertés fondamentales, d’opinion, de conscience, de culte… au centre de nos préoccupations, de nos ambitions.

S’indigner, exprimer sa solidarité, fixer nos repères communs, relever des défis…. a toujours rencontré l’adhésion de l’équipe de la FAML.

Pléthore de sujets abordés, dans nos publications et revues ML, pour tous nos publics mobilisés autour de nos valeurs de Liberté, de Fraternité, d’Egalité, de Tolérance, de Respect, d’Emancipation: L’Ecole, plus juste, plus égalitaire, le cours d’Education à la Philosophie et à la Citoyenneté pour tous, « deux heures, c’est mieux».

Les questions migratoires, le choc des cultures, les justices et injustices, le vivre – ensemble, les combats éthiques pour l’IVG et l’euthanasie, échanges de savoirs, débats, interviews …

Notre mouvement laïque garde sa visée universaliste par sa volonté qui s’est toujours affirmée dans nos textes, propos, écrits et parutions régulières.

Notre mouvement laïque garde toujours sa volonté affirmée de maintenir sa visée universaliste dans nos textes, propos, écrits et parutions régulières.

Avec les acteurs de terrain, les AML, les Comités, nos partenaires de la Laïcité, nous constituons par nos mobilisations de proximité, une avancée de visibilité à la faveur de la défense de nos valeurs humanistes.

Donnons du sens et de la beauté à la parole et aux gestes.

Et comme le dit Jean Baubérot, le terme Laïcité fait sens à un niveau mondial et peut dès lors constituer une référence partagée, un idéal commun.

 

Christine Mironczyk

Présidente de la FAML